Maurice GROSJEAN

1970 - Le capitaine Maurice Grosjean est abattu par un forcené retranché dans son domicile à Nancy.

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Mardi 24 Mars 1970, 10h00. Gruza Sieman, ressortissant hongrois de vingt-neuf ans, se présente au siège de l'Association pour l'emploi dans l'industrie et le commerce de Nancy (Meurthe-et-Moselle) afin d'y percevoir son allocation de chômage. Mais sa demande est rejetée pour un motif administratif. Très insatisfait, Sieman quitte l'établissement en proférant des menaces de mort à l'encontre du personnel.

Vers 16h30, Sieman se présente à nouveau à l'ASSEDIC, armé d'une carabine. Il fait feu sur le caissier apeuré et le blesse légèrement. Le malfaiteur prend aussitôt la fuite et se retranche au 25 rue Grandville, au dernier étage, dans une chambre de bonne qu'il loue.

Les services de police du corps urbain de Nancy se rendent directement à cette adresse. Devant sa porte palière, les policiers perçoivent du mouvement. Ils constatent alors que le gredin tente de s'échapper par le toit de l'immeuble grâce à un vasistas. Toujours muni de sa carabine, Sieman fait feu en direction des policiers présents à l'aplomb du bâtiment et qui l'ordonnent de se rendre.

Le coup de feu atteint mortellement à la tête le Capitaine Maurice Grosjean, trente-trois ans, marié et père de trois enfants. Un gardien de la paix riposte dans le même temps et neutralise le forcené. Ce dernier succombe également vers 21h30 au centre hospitalier de Nancy.

L'enquête révèle que Gruza Sieman a été condamné pour vol en 1966 par le tribunal correctionnel de Blois. Le commissaire divisionnaire Rio, en charge du service, expliquait de son côté que le malfaiteur s'était radicalisé sous l'influence d'un groupuscule extrémiste.

Le Capitaine Maurice Grosjean est cité à l'ordre de la nation et nommé Commandant de police à titre posthume.


Sources et références :
Journal officiel du 29/03/1970, page 3039, "citation à l'ordre de la nation"
Le Monde, article du 26/03/1970, "un chômeur tue un officier de police"
Le Monde, article du 27/03/1970, "Attentat contre le bureau de l'Assedic de Bordeaux"

Le Parisien, article du 28/03/1970, "Le tueur du capitaine Grosjean était manipulé [...]"
Journal télévisé Information Première du 25/03/1970

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