François COSTANTINI

Source photo : Archive numérisée Le Parisien Libéré du 20/01/1971
1971 - L'officier de paix François Costantini est abattu par un malfaiteur surpris en flagrant délit de vol avec violences, et qu'il poursuit à pieds dans les rues de Paris.

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Mardi 19 Janvier 1971. Trois policiers membres de la brigade de direction en civil patrouillent dans le Faubourg Montmartre dans le 9ème arrondissement de Paris. A bord se trouvent l'officier de paix François Costantini et les gardiens de la paix Thévenot et Rousselet, en position de chauffeur.

Basée au Quai des Orfèvres sur la l'île de la cité, cette brigade est chargée de la sécurisation de nuit des rues de la capitale. Vers 2h00 du matin, alors qu'ils empruntent la rue Bleue, ils remarquent une altercation entre trois personnes. Il s'agit en fait de deux félons qui tentent d'arracher la sacoche d'un comptable venant de quitter un cercle de jeux : Mr Erast Bocancea, cinquante-sept ans.

Deux policiers mettent pieds à terre et donnent leurs injonctions. L'un des voleurs parvient à s'engouffrer dans le véhicule d'un complice et prend la fuite. L'autre tente de semer ses poursuivants à pieds, toujours détenteur de la sacoche de sa victime. Il s'agit de Félix Léandri, vingt-sept ans, originaire d'Alfortville (Val de Marne).

Alors que ce dernier atteint la Rue Faubourg-Poissonnière, il exhibe une arme de poing et tire en direction des policiers. Il atteint mortellement à la poitrine d'une balle de calibre 11,43 l'officier de paix François Costantini, vingt-neuf ans. Dans le même temps, le gardien de la paix Thévenot riposte et atteint grièvement le malfrat à l'aine.

Transporté à l'hôpital Lariboisière, François Costantini meurt à son arrivée aux urgences. Domicilié Rue Saint-Maur dans le 11ème arrondissement, ce jeune policier très apprécié de ses supérieurs était appelé à devenir commissaire de police.

Les enquêteurs constatent que la sacoche dérobée ne contenait que des documents comptables sans valeur. Au domicile du meurtrier, ils découvrent une pile impressionnante de romans policiers et deux armes de gros calibre. Léandri est finalement interpellé et transporté à la salle Cusco de l'Hôtel Dieu. (suites judiciaires inconnues)

Sources :
Journal officiel du 21/01/1971, "Citation à l'ordre de la nation", page 719
Le Monde, article du 20/01/1971, "Un policier est tué par le malfaiteur qu'il tentait d'arrêter"
Victimes du devoir de Stéphane Lemercier, éditions du Prévôt, page 148.

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