Charles PALMISANO

1974 - Le gardien de la paix Charles Palmisano est abattu dans une terrible fusillade par des malfaiteurs surpris en flagrant délit de vol à main armée dans un établissement bancaire à Paris. Il avait 33 ans.

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Mardi 3 Septembre 1974. Trois malfaiteurs aux visages masqués entrent dans une succursale de la Banque Industrielle et Commerciale sise 88, Boulevard Barbès dans le 18ème arrondissement de Paris. Il est 14h30.

Dans les années 70, les petites banques de proximité poussent dans les rues de Paris, mais elles sont insuffisamment sécurisées.

Le sinistre trio menace sur le champ deux employés qui se trouvent à l'accueil et leur offrent des sacs à remplir de billets. Mais le casse va tourner court. Le directeur de la banque parvient à s'éclipser par une porte intermédiaire et se rue vers un gardien de la paix qui régule la circulation au coin de la rue Ordener. Ce dernier se rend alors jusqu'à son véhicule et avertit le central par radio de la situation.

Un car de Police-Secours arrive en premier sur les lieux par la Rue Marcadet et les policiers se positionnent à proximité de l'entrée de la banque, dont ils ne connaissent pas la configuration des lieux. Parmi eux, le gardien de la paix Charles Palmisano, trente-trois ans, équipé d'un pistolet mitrailleur, se place près du car de police, face à une porte vitrée opaque. Il se pense suffisamment excentré de l'entrée de l'établissement mais il ignore que la porte vitrée donne dans un couloir situé à l'arrière de la banque.

A l'intérieur, les trois truands paniquent. L'un d'eux décide d'emprunter le dit couloir et perçoit la silhouette du policier. Il tire à plusieurs reprises dans sa direction. Atteint à la tête, le gardien de la paix Palmisano s'écroule et ne se relèvera jamais. Pris par surprise, les autres policiers ripostent tant bien que mal, et le brigadier Lucien Rochefort, trente-neuf ans, s'écroule à son tour, grièvement atteint à la poitrine et au ventre.

Deux truands entament une fuite éperdue vers le nord du Boulevard Barbès où une nouvelle fusillade se produit avec des effectifs de police venus en renfort. L'un des braqueurs, Marcel Thevenot, vingt-huit ans, est abattu. Il venait de prendre en otage un riverain qui sera blessé dans l'échange de coups de feu. Son complice, André Philippon, tente désespérément de fuir en empruntant un hall d'immeuble où il est interpellé sans ménagement.

Dans le même temps, le troisième malfrat, Alexandre Vateran, trente et un ans, s'est emparé d'un fourgon et prend la fuite vers le boulevard de la Chapelle en emmenant deux otages : le caissier, Gérard Perrier, et un jeune stagiaire, Denis Bucillat.

Vateran emprunte le Boulevard Ney mais il perd le contrôle du véhicule et percute un arbre. Une fusillade éclate encore, le meurtrier de l'agent Palmisano est abattu. (suites judiciaires ignorées concernant Philippon)

Sources :
Journal télévisé du 03/09/1974 (reportage sur le lieu des faits à 10mn45)
"30 ans de bitume" de Gérard Gatineau, éd. l'harmattan
Le Monde, article du 05/09/1974, "3 personnes sont tuées et 4 autres blessées au cours d'un attaque à main armée"

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