Eric ESCANDE

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1982 - L'inspecteur de police Eric Escande est abattu par un forcené retranché dans son domicile dans un contexte de violences intrafamiliales.

Page réalisée avec l'aimable autorisation de sa famille. (photo personnelle - tous droits réservés)
Jeudi 19 Août 1982. Serge Martin, chômeur âgé de quarante-deux ans, vient de se voir refuser un poste de soudeur. Il se rend au domicile de sa belle-soeur, Mauricette Fremont, domiciliée dans le lotissement HLM des "Rouges-Gorges", commune de Bernay (Eure).

Défavorablement connu des services de police et redouté par le voisinage pour ses humeurs imprévisibles, il absorbe plusieurs litres de vin pour achever cette journée.

Lorsqu'une dispute éclate dans l'appartement, il saisit un fusil de chasse et tire plusieurs coups de feu au hasard dans la rue. Les riverains affolés font aussitôt appel à police-secours et un équipage arrive sur place aux environs de 20h.

Les policiers ne savent pas que le forcené a remarqué leur arrivée. Avant que sa belle-soeur n'aille à leur rencontre, Martin lui confie que si l'un d'eux entre, il va tirer. Mme Fremont ne mettra pas en garde les trois policiers qui se présentent.

Lorsque ceux-ci entrent dans le couloir de l'appartement, ils sont aussitôt accueillis par deux tirs de fusil de chasse. L'un frappe mortellement à bout portant un jeune inspecteur de police, Eric Escande, vingt-six ans, marié et père de deux enfants ; l'autre blesse grièvement le gardien de la paix Fernand Thibaut. Resté plus en retrait, l'inspecteur principal Jean-Paul Bouffelière parvient à neutraliser le forcené alors qu'il tente de recharger son fusil.

Février 1984. La cour d'assises de l'Eure condamne à 20 ans de réclusion criminelle Serge Martin bien qu'aucune circonstance atténuante ne lui soit accordée et que la réclusion criminelle à perpétuité ait été requise. Inculpée pour non assistance à personne en danger, Mauricette Fremont est finalement acquittée.

Septembre 2003. Le commissariat de Bernay ferme définitivement ses portes dans le cadre d'une politique de redéploiement des forces de police.

Octobre 2004. La ville de Bernay inaugurait en présence de la famille du défunt la "Place Eric Escande", à proximité de l'ancien commissariat. Tous les ans, la plaque commémorative de ce policier victime du devoir est fleurie par ses anciens collègues.


Sources :
Entretien avec Sylvie et Mathieu Escande
Journal officiel du 21/08/1982, page 2626, "Citation à l'ordre de la nation"
Archive Le Monde du 21/08/1982, "Un policier tué par un repris de justice"

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