mardi 30 août 1983

Albert PAYEN

La création du Grand Liban par la France en 1920 est une source de contestation pour les nationalistes tant syriens que libanais, qui revendiquent le rattachement du Liban à la Syrie. Damas cherche de ce fait à contrôler le Liban et exerce diverses pressions qui tendent les relations entre les deux États. De plus, dans le contexte de la guerre froide, le Liban s’étant rangé dans le camp occidental, il refuse d’intégrer la République arabe unie et se distingue par sa liberté d’expression, son économie libérale et par une forte communauté chrétienne.

Reste que le nombre de réfugiés et donc de camps palestiniens au Liban surcroît après la guerre des six jours en 1967. Avec l'appui de la Syrie, certains de ces camps organisent des attaques contre l’État d'Israël, lequel contre attaque sur le territoire libanais. La guerre civile éclate en avril 1975 à la suite de graves incidents entre phalangistes chrétiens et palestiniens. Le quotidien : guérilla urbaine, assassinats de civils, francs-tireurs, bombardements. En 1976, les premiers CRS sont déployés pour protéger l'ambassade de France à Beyrouth. La même année, deux d'entre eux meurent lors de bombardements entre belligérants.

30 Août 1983. Les combats se sont intensifiés au Liban entre l’armée et les milices chiites. Des armes de tous calibres ont fait leur réapparition. L’ambassade de France à Beyrouth est touchée par deux roquettes en fin d’après-midi : trois légionnaires français et un policier de la Compagnie républicaine de sécurité N° 38 ont été tués et six personnes blessées. Pour ce dernier, il s'agit du gardien de la paix Albert Payen, détaché de la préfecture de police à la garde de l'ambassade. 

Sources : Journal officiel du 2 Septembre 1983, page 2698

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