Jean-Noël RINAUD

1983 - Le gardien de la paix motocycliste Jean-Noël Rinaud est fauché volontairement par le conducteur d'un véhicule volé près de Romainville. Marié et père de famille, il avait 30 ans.

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Mercredi 7 Décembre 1983. Deux motocyclistes de la Compagnie républicaine de Sécurité N° 4 basée à Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne) se trouvent en poste fixe à côté de leurs engins, à hauteur de l'échangeur de Romainville / Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Vers 17h20, ils constatent que le conducteur d'une Citroën BX arrive à vive allure et ne respecte pas l'arrêt imposé au feu rouge fixe près de leur point de surveillance. Le gardien de la paix Jean-Noël Rinaud se porte sur la voie et effectue les gestes réglementaires incitant l'automobiliste à immobiliser son véhicule. Contre toute attente, le conducteur accélère après avoir ralenti, et se déporte brusquement en direction du policier.

Ce dernier est fauché volontairement et éjecté violemment sur le côté de la route. Son équipier tire à quatre reprises sans parvenir à immobiliser ou déporter le véhicule du malfaiteur. On le retrouve partiellement calcinée, plaques arrachées, sur un parking de Romainville. Les premières constatations démontrent qu'il s'agit d'un véhicule volé. (suites judiciaires inconnues)

Le gardien de la paix Jean-Noël Rinaud, trente ans, est victime d'un très grave traumatisme crânien. Rapidement transporté aux urgences de l'hôpital Lariboisière dans le 10ème arrondissement de Paris, il est plongé dans un coma dont il ne se réveillera malheureusement jamais. Marié et père de famille, il est inhumé dans la plus stricte intimité dans la Vienne, d'où il était originaire. Il est nommé brigadier de police à titre posthume et cité à l'ordre de la nation.

Sources :
Journal officiel du 10/12/1983, page 3566, "Citation à l'ordre de la nation"

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