Alain PERINETTI

1986 - Le policier municipal Alain Perinetti est abattu au cours d'un braquage de banque réalisé par quatre malfaiteurs.

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Mardi 12 Août 1986. Quatre malfaiteurs lourdement armés juchés sur deux motos se stationnent face à une caisse d’épargne de Saint-Raphaël (Var). Il est onze heures.

Casqués, gantés et porteurs de lunettes de soleil, deux d'entre eux font irruption dans la banque et réclament l'accès au coffre fort tandis que les deux autres se postent près de l'entrée pour guetter les environs.

Dans la banque, les malfrats surexcités démontrent clairement qu'ils ne maitrisent pas la situation. Tout bascule lorsqu'un client, Marius Darmesin, cinquante ans, tente de s'enfuir par tous les moyens. Probablement inexpérimentés, les braqueurs l'abattent à bout portant.

Un riverain vigilant alerte aussitôt les policiers municipaux dont le poste se situe à une vingtaine de mètres de la banque. Ces derniers interviennent rapidement avec pour seuls moyens de défense : une bombe lacrymogène et un fusil ne tirant que des balles en caoutchouc non létales. 

Alors qu'ils sont sur le point de quitter la banque sans butin, les malfrats ouvrent le feu en direction des policiers. L'individu faisant le guet devant la porte tire à quatre reprises en direction du policier sur le point de l'interpeller, Alain Perinetti, quarante-et-un ans, et l'atteint mortellement à la tête alors qu'il n'est même pas armé. Visé à son tour, son équipier réplique par des tirs mais les balles en caoutchouc rebondissent sur le casque du meurtrier. Les malfrats prennent la fuite en laissant de nombreux indices derrière eux.

L'agent Alain Perinetti était marié et père de deux enfants. Élevé au grade de brigadier de police municipal à titre posthume, il est inhumé en Corse à Favalello-di-Bozio d'où il était originaire. L'enquête menée par la police judiciaire de Toulon (Var) aboutit à l'identification de quatre individus, dont trois sont d'anciens codétenus de la maison d'arrêt de Nîmes (Gard).

28 Mars 1990 - La cour d'assises du Var à Draguignan condamne à des peines de dix a douze ans Jean-Michel Ega, trente-deux ans, René Guillaume, trente ans, Alain Bodard, vingt-huit ans, qui a reconnu avoir fourni la logistique. Ce dernier désigne Manuel Zapater y Sanchez, un malfrat espagnol âgé de trente ans, comme étant l'auteur des tirs mortels. Le misérable était toujours en fuite. (suite inconnue le concernant)

En mai 2015, la ville de Saint-Raphaël met à disposition de ses policiers des gilets pare-balle, sans que toutefois ces derniers ne soient équipés d'un armement létal.

Références :
Le Parisien 13036 du 13/08/1986, "Hold-up sanglant au coeur des vacances : un policier et un retraité tués"
Journal télévisuel du 12 Août 1986 - Porter la vidéo à 17mn 18s

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