vendredi 3 avril 1987

André CASTILLO

1987 - Le brigadier André Castillo est abattu par un rôdeur à proximité de son domicile : le tueur en série Roberto Succo.

Affecté à la formation motocycliste urbaine de Chambéry depuis 1979, il était marié à Marie-Louise et père de deux enfants.


Si vous êtes un proche de la victime, merci de me contacter.
Vendredi 3 Avril 1987. Le brigadier de police André Castillo quitte son domicile à Tresserve (Savoie) et emprunte sa Peugeot 305 pour prendre son service au commissariat de Chambéry. Il est 6h du matin.

Il n'effectue que 300 mètres lorsque, sur le parking de la Place de la Mairie, il remarque la présence d'un individu suspect qui rôde autour d'un véhicule en stationnement. Suspectant un vol en cours, il quitte précipitamment sa voiture et va à la rencontre du malfaiteur.

Mais il est abattu sur le champ par ce dernier. Le policier s'écroule, atteint mortellement au cou par une balle de calibre 22 long rifle. Un voisin retrouve son corps inanimé à côté de son véhicule, moteur en marche, portière conducteur ouverte. Son arme de service a disparu.


Interrogés, les riverains signalent qu'ils avaient remarqué la présence inhabituelle d'un jeune homme en tenue de treillis militaire dans le voisinage. L'enquête piétine et la piste envisagée est celle de voleurs de voitures dérangés en plein travail.

30 janvier 1988. Le revolver d'André Castillo est retrouvé dans une Alpha Roméo rouge volée et abandonnée près de Lausanne (Suisse)

28 Février 1988. Le meurtrier est enfin identifié avec le concours des polices suisses et italiennes. Roberto Succo, vingt-six ans, ressortissant italien est interpellé dans la banlieue de Trévise (Italie) alors qu'il tente de fuir un contrôle de police à bord d'un véhicule de grosse cylindrée signalée volée la veille. A l'intérieur du véhicule, les policiers de la brigade mobile découvraient le Smith & Wesson 38 spécial de l'inspecteur Michel Morandin, tué à Toulon en Janvier.

Roberto Succo s'était évadé en 1986 d'un hôpital psychiatrique près de Venise où il était soigné pour schizophrénie aigüe. Il y était alors placé pour parricide. Sur la route de sa cavale, il prend les vies de quatre autres personnes et prend plusieurs personnes en otage lors de ses déplacements.

Sur les circonstances entourant la mort du brigadier Castillo, Succo a déclaré qu'il l'avait tué car il s'était montré trop curieux et lui avait demandé ses papiers d'identité alors qu'il dormait dans une voiture volée ce matin là. Le tueur déclarait de ses propres termes: "Si j'étais tombé sur une patrouille, j'aurais tiré. Je tue les gens qui m'énervent. Si quelqu'un me barre la route, je le tue".

Dimanche 23 Mai 1988. Roberto Succo se suicide dans sa cellule de la prison de Vicence (Italie). Il avait préalablement avoué six de ses meurtres et des experts psychiatres venaient de le déclarer à nouveau irresponsable pénalement du fait de sa pathologie.


Sources :
Archive Le Monde du 25/05/1988, "Le suicide de Roberto Succo [...]"
Archive Le Monde du 19/05/1988
Archive Le Monde du 02/03/1988 
Archive Le Monde du 04/02/1988, "L'enquête sur le meurtre d'un policier toulonnais [...]"
Archive Le Monde du 04/04/1987, "Un policier chambérien abattu à Tresserve"

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