jeudi 28 décembre 1989

Michel NEVOT & Eric GARCIA

1989 - Deux gardiens de la paix sont abattus par un détenu évadé de la prison de Mende, et qu'ils venaient d'intercepter de nuit dans les rues de Nîmes.
Entré dans la police en 1971, le gardien de la paix Michel Nevot, trente-sept ans, est transporté dans un état grave vers l'hôpital Guy de Chauniac de Montpellier, mais il s'éteint le lendemain. Il était marié et père de deux enfants.

Entré dans la police en 1975, le gardien de la paix Eric Garcia, trente-trois ans, décède dans l'ambulance qui l'achemine vers l'hôpital. Marié et père d'un enfant, il était fils de policier, ainé d'une fratrie : deux frères, une soeur.

A l'issue de sa formation au Centre régional d’instruction de Châtel-Guyon (Puy-de-Dôme), il fût affecté à Bastia (Haute-Corse) avant de rejoindre sa région d'origine à Nîmes où il intègrait rapidement la brigade de surveillance de nuit.
Jeudi 28 décembre 1989. La brigade de surveillance de nuit de Nîmes (Gard) repère un individu suspect à bord d'une Volkswagen Golf de couleur blanche immatriculée dans le Rhône, circulant Avenue du Président Salvadore Allende. La patrouille est composée du brigadier Hortala et des gardiens de la paix Nevot, Doro et Garcia.

Mais le conducteur de la Golf ne se laisse pas intercepter et prend des risques inconsidérés. Il ne parvient cependant pas à distancer les policiers expérimentés, lesquels ne se doutent pas que le malfaiteur est Hamdane Djemaa, trente-et-un ans, détenu évadé de la prison de Mende (Lozère). Il est activement recherché dans tout l'hexagone depuis le 11 du même mois, jour de son évasion et conduit un véhicule qu'il vient tout juste de voler.

Vers 22h00, au terme de la poursuite, le malfaiteur est acculé dans une impasse au croisement de la rue de l'Ancien Vélodrome et de la rue Terraube. Il recule en poussant le régime du moteur à fond et percute volontairement et violemment le véhicule de police. Suite au choc, il est couché sur le volant, immobile. C'est une ruse.

Les gardiens de la paix Eric Garcia et Michel Nevot s'approchent les premiers du véhicule volé lorsque Djemaa se relève subitement, un pistolet automatique à la main. Il tire sans hésitation et blesse mortellement le gardien Garcia à l'abdomen et le gardien Nevot à la tête. Dans le même temps, le brigadier Alain Hortala applique deux tirs et neutralise définitivement le scélérat.

A bord de la Golf, on retrouve un fusil et un sac de sport de marque Dunlop rempli avec 120.000 francs en espèces. Somme qui provient d'un braquage commis quelques heures plus tôt en Savoie dans un Crédit Agricole.

Une empreinte sur le véhicule désigne un autre complice, Rémy Sivane. Ce dernier s'était échappé de la prison de Mende avec l'aide de Djemaa, et sera interpellé une vingtaine de jours plus tars à Paris. (suites judiciaires ignorées)

La voie où s'est joué ce drame porte désormais le nom de "Impasse Garcia-Nevot".

Sources et références :
Entretien avec Eric garcia (frère)
Entretien avec Christian Vezon (Commandant du corps urbain de Nîmes)
Journal officiel n°83 du 07/04/1990, page 4264, "Ordre de la légion d'honneur"
Le Monde du 31/12/1989, "Mort d'un deuxième policier après la fusillade de Nîmes"
Le Nouvel Obs du 08/01/1990, article " L'hiver des évadés"

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