Patrick CASASSUS

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1991 - L'inspecteur principal Patrick Casassus est poignardé par un marginal auteur d'une agression à Lyon.

Né le 15 septembre 1954 à Pau (Pyrénées-Atlantiques) ; marié et père de trois enfants.

Entré dans l'administration en 1976 à l'école supérieure des inspecteurs de la Police Nationale de Toulouse, il avait élu domicile dans l'Ain.

Nommé Chevalier de la Légion d'Honneur, cité à l'ordre de la Nation, il est élevé au grade de commissaire de police à titre posthume.

Inhumé au cimetière de Sabaou-de-Biarritz.
Mardi 16 Juillet 1991. Les riverains et commerçants du 6ème arrondissement de Lyon sont importunés depuis plusieurs heures par un marginal d'une trentaine d'années, lequel déambule en insultant toute personne qui croise son chemin. Copieusement alcoolisé, ce dernier vient de menacer avec une arme blanche le personnel du supermarché ATAC à l'angle de la Rue Sully et de l'Avenue Garibaldi. Un client vient donner l'alerte au commissariat local se trouvant à proximité.

L'inspecteur principal Patrick Casassus, trente-six ans, connait bien son secteur. Il sait que le marginal en question se nomme Carlos Alberto Vieira-Francisco, vingt-neuf ans, pour l'avoir déjà interpellé et auditionné plusieurs fois. Il s'agit d'un
légionnaire d'origine portugaise, placé en disponibilité pour suivre un traitement psychiatrique ordonné par un hôpital militaire marseillais. Mais ce dernier s'en soustrait très régulièrement et se trouve dès lors en proie à une démence violente.

Se rendant seul sur place, le policier repère le marginal alors qu'il tente de forcer l'entrée d'un salon de coiffure. Après une brève confrontation qui s'achève devant le magasin Storéma, 58 Avenue Garibaldi, le policier tente de retenir Vieira-Francisco. Mais ce dernier saisit un couteau commando d'une lame de 20cm et porte un violent coup dans la poitrine du policier.

L'inspecteur Casassus tente de neutraliser son agresseur avec son arme de service, et l'atteint au genou droit ; il a encore la force d'essayer de le menotter mais il faiblit ; des riverains l'assistent. Vers 17h50, il gît inanimé et perd beaucoup de sang. Des policiers, des médecins urgentistes et des sapeurs pompiers arrivent sur place où l'émotion est palpable. Admis au pavillon G de l'hôpital Édouard Herriot, il est déclaré décédé à 19h02.

Son meurtrier est déclaré irresponsable pénalement et n'a jamais été jugé.

Sources :
Entretien avec Maria Casassus, son épouse
Archive microfilm Le Progrès Juillet 1991
JORF n°256 du 1 novembre 1991, "Ordre de la Légion d'Honneur"
JORF n°167 du 19 juillet 1991, "Citation à l'ordre de la nation" 

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