Michel MACE

1992 - Le brigadier de police municipale Michel Macé par un malfaiteur surpris en flagrant délit de vol à main armée à Redon.

Michel Macé était marié et père de de deux enfants. Il travaillait depuis plus de vingt ans au service de la commune de Redon, également comme pompier volontaire.

Si vous êtes un proche de la victime,
merci de me contacter.
Jeudi 17 Septembre 1992. Un sinistre individu se présente au guichet de la Banque de Bretagne, sise rue des Douves dans le centre-ville de Redon (Ille-et-Vilaine). Il est 11h40.

Visiblement très expérimenté, il exhibe calmement une arme de poing de calibre 9mn à la réceptionniste. Le malfaiteur quitte la banque sans précipitation avec un butin de 40.000 francs et prend sereinement la direction du parking de la gare où se trouve stationnée son Audi 80.

Quelques instants plus tard, un employé de la banque sort affolé de l'établissement et s'enquérit brièvement de la situation auprès de Michel Macé, brigadier de la police municipale locale, lequel était occupé à réguler la circulation.

Le policier lance un appel radio puis se lance à la poursuite du braqueur qui lui est désigné. Ce dernier vient d'atteindre l'Avenue de la Gare lorsqu'il tente de le ceinturer, mais le truand braque aussitôt son arme sur lui.

Le policier tente de maîtriser son agresseur en saisissant le poignet du bras armé. Après une bousculade de quelques secondes, cinq coups de feu sont déclenchés. Frappé par un projectile à l'épaule à bout touchant, Michel Macé, trente-neuf ans, s’écroule face contre terre. Devant plusieurs témoins horrifiés, le malfrat tire encore une fois dans la nuque du policier et reprend son chemin sans exprimer la moindre panique. Il quitte Redon à bord de l'Audi 80.

Les services de secours ne parviendront pas à ramener à la vie le policier, dont les graves blessures ne permettaient pas son transport. Marié et père de deux petites filles, il était membre de la police municipale de Redon depuis vingt ans. Il était également bien connu de la commune pour ses services rendus en tant que pompier volontaire.

Les gendarmes de Redon et la section de recherche de Rennes mettent aussitôt en place un dispositif d'interception sur le réseau routier d'Ille-et-Vilaine. Un hélicoptère et 250 gendarmes contribuent aux recherches. L'Audi 80, modèle très ancien peu discret, est rapidement repéré par des motards de la gendarmerie sur la D8 près de Monterrein. Une fusillade éclate, l'Audi 80 alors criblée de balles voit sa mobilité réduite.

Dimanche 20 Septembre 1992, 9h00. L'Audi 80 est retrouvée vide d'occupant dans les bois du Lobo, à deux kilomètres de la commune de Caro. Avec l'appui de deux équipes cynophiles, les gendarmes procèdent à l'arrestation du fugitif, épuisé, vers 17h30, avec l'arme du crime et le butin. Deux autres braquages effectués dans la région lui seront également imputés.

Arrigo Giorgio Candela, trente-six ans, est un franco-italien qui fait déjà l'objet d'un mandat d'arrêt international pour trois meurtres commis dans la région de Turin (Italie). Les carabiniers avait surnommé ce braqueur chevronné "Rambo" à cause de son habitude à se terrer dans des forêts lorsqu'il se savait recherché. Les policiers découvrent dans son camping-car dissimulé dans un bois à Pleubian un important stock d'armes automatiques et leurs munitions.

Mardi 15 Mars 1994. Alors qu'il est escorté par les gendarmes de Caen pour une reconstitution des faits, Candela parvient à subtiliser l'arme de service de l'un d'eux malgré le port de ses entraves dans le dos. Il faisait feu en blessant grièvement un gendarme au ventre. Impassible, il déclarait plus tard au tribunal "Dès le matin, j'ai su que l'escorte était à ma portée."

Mercredi 7 Février 1996. La cour d'assises d'Ille-et-Vilaine condamne à la réclusion criminelle dite à perpétuité Arrigo Candela pour vols qualifiés, homicide et tentative d'homicide. Peine assortie d'une mesure de sûreté de dix-huit ans. Il n'a jamais exprimé aucun remord, allant jusqu'à argumenter que Michel Macé avait pris des risques inconsidérés en s'attaquant à sa personne. Il décède en Février 2007.


Sources :
Ouest-France, article du 18/09/1992, "Le braqueur tue le policier à Redon"
Le Monde, article du 23/09/1992, "Arrestation du meurtrier présumé d'un policier municipal de Redon"
La Reppublica, article du 22/09/1992, "Rambo arrêté en France, risque la prison à vie"
Le Télégramme, article du 24/04/1998, "Arrigo Candela alias Rambo entendu à Rennes"
Le Télégramme, article du 15/02/2007, "Rambo est décédé à l'hôpital" 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Merci de laisser votre nom ou un pseudonyme pour faciliter les échanges.

Mentions légales

Toutes les informations et photographies contenues dans les récits qui suivent ont été obtenues à partir de recoupement d'articles de presse archivés et/ou numérisés dans les moteurs de recherches, et/ou à partir des nombreuses correspondances avec les proches des victimes. Les sources sont citées mais il faut rester prudent sur leur fiabilité.

Les propos injurieux, haineux, indécents et globalement hors sujet ne seront pas acceptés. Il s'agit avant toute chose de rendre hommage à ces personnes.

Tous droits réservés.