Claudie DARCY

1994 - Le gardien de la paix Claudie Darcy est tué par un malfaiteur toxicomane qu'il surprend en flagrant délit de vol à main armée à Marseille.

Originaire de Guadeloupe, il était père de deux enfants : Johanna, 11 ans, née d'une première union, et Axel, 4 ans. 

Décrit comme quelqu'un de placide, aussi calme que doté d'une carrure imposante, il était dans la police depuis quatorze ans. Il est cité à l'ordre de la nation et nommé officier de paix à titre posthume. Il est élevé au grade de chevalier de la légion d'honneur.

Page réalisée avec l'aimable autorisation de son épouse.
Jeudi 24 Février 1994. La police nationale est sensibilisée pour patrouiller aux abords des commerces de proximité dans le quartier de la gare Saint-Charles à Marseille (Bouches-du-Rhône) où la délinquance s'est fortement ancrée, et plus particulièrement près des pharmacies, victimes de braquages à répétition.

Vers 19h30, deux ilotiers affectés au commissariat des 4ème et 5ème arrondissements patrouillant sur le Boulevard Camille Flammarion remarquent une Renault 5 rouge stationnée en double file devant une pharmacie. Il s'agit d'un véhicule utilisé dans plusieurs braquages commis dans le secteur par un suspect de type européen, cheveux roux et porteur d'une barbe fournie.

Lorsque le gardien de la paix Claudie Darcy, trente-sept ans, entre dans la pharmacie, il tombe nez à nez avec Daniel Pruvost, quarante trois ans, surnommé "le rouquin" dans le milieu du banditisme.

Ce dernier tient en mains un fusil à canon scié et un butin minable de cinquante francs. Il fait feu à bout portant sur le policier et l'atteint très grièvement au ventre. Son équipier applique dans le même temps deux tirs et neutralise le malfaiteur, le blessant grièvement.

Transporté aux urgences de l'Hôpital Militaire de Lavéran par les médecins du bataillon de marins pompiers, le gardien de la paix Claudie Darcy décède le lendemain en soins intensifs. 

Vendredi 30 Août 1996. Patricia Montenez obtient par décret du président de la république le droit d'épouser à titre posthume Claudie Darcy, à la mairie du 15ème arrondissement de Marseille. En accordant cette demande, son fils devient pupille de la nation.

Jeudi 6 Mars 1997. La cour d'assises des Bouches-du-Rhône condamne à la réclusion criminelle à perpétuité Daniel Pruvost, quarante-cinq ans. Condamnation assortie d'une peine de sûreté de 22 ans.

Sources :
Journal officiel du 01/03/1994, page 3347, "Citation à l'ordre de la nation"

Libération du 28/06/1996, "Patricia , femme de flic à titre posthume" par Hervé Vaudoit
Le Monde du 27/02/1994, "A Marseille, de la délinquance alimentaire au meurtre"
L'Humanité du 26/02/1994, "Le sous-brigadier est mort pour 50 francs"
Le Monde du 26/02/1994, "Mort d'un policier chargé de surveiller les pharmacies à Marseille"

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