Olivier RECASENS

2001 - L'Adjoint de sécurité Olivier Recasens est fauché volontairement par un malfaiteur en fuite alors qu'il assure le balisage d'un simple accident de la circulation.

Si vous êtes un proche de la victime, merci de me contacter.
Samedi 20 Janvier 2001. Un équipage police-secours du commissariat de Béziers (Hérault) se rend sur les lieux d'un accident de la circulation sur la route de Pézenas, en assistance des sapeurs pompiers. Vêtus de leurs chasubles fluorescentes, les quatre policiers régulent la circulation et laissent passer les voitures alternativement sur une file.

Vers 20h15, le conducteur d'un fourgon blanc type J7, qui arrive à 80 km/h en provenance de Béziers, déboîte de la file et ig
nore les injonctions du premier policier qui lui fait signe de s'arrêter. Celui-ci a tout juste le temps de s'écarter pour éviter la camionnette. Une dizaine de mètres plus loin, l'adjoint de sécurité Olivier Récasens, dos tourné, est percuté en pleine course par le fourgon et projeté sur une autre voiture. Grièvement blessé à la tête, le jeune policier décède dans l'ambulance quelques instants plus tard.

Le plan Épervier est mis en place immédiatement. Quelques heures plus tard, près de Tourbes, à une dizaine de kilomètres des lieux de l'accident, les pompiers de Pézenas découvrent dans les vignes le J7 blanc en feu, plaques d'immatriculation arrachées. L'identification du propriétaire était néanmoins effective avec le numéro de série.

Samedi 25 Janvier 2001. Les obsèques officielles de l'adjoint de sécurité Olivier Récasens ont lieu sur le parvis du théâtre municipal de Béziers. Tout juste âgé de vingt-quatre ans, il était affecté au commissariat de Béziers depuis le 1er Mars 2000 et venait d'apprendre la réussite de son concours d'entrée en école de police. Olivier était un sportif de tout premier plan puisque, ceinture noire 2ème dan de karaté, il a été champion de l'Hérault, champion du Languedoc Roussillon, et qu'il a terminé 3ème du championnat de France par équipe à l'âge de 20 ans. Il était également passionné de moto et de mécanique automobile.

Vendredi 9 Mars 2001. Etienne Ugal, trente ans, est interpellé aux Barthes, près de Castelsarrazin (Tarn-et-Garonne). Il s'agit du propriétaire du fourgon J7 dont la présence dans ce camp de nomades avait été signalée la veille au service régional de la police judiciaire de Montpellier par la brigade gendarmerie locale. Ugal a déjà été condamné à six reprises. Tout juste sorti de prison, il se trouvait toujours sous le coup d'une mise à l'épreuve de deux ans le jour du drame. Avec un complice ferrailleur, ils venaient d'être mêlé à un vol de cuivre. Il avoue rapidement le meurtre du jeune policier.

Vendredi 4 Avril 2003. La cour d'assises de l'Hérault condamne Etienne Ugal à vingt ans de réclusion criminelle pour "violences aggravées ayant entrainées la mort sans intention de la donner". Peine ramenée à quinze ans en appel.

Sources :
Journal officiel n°27 du 1 février 2001 page 1750, "Citation à l'ordre de la nation"
Libération, article du 22/01/2001 de Catherine Bernard, "Une nouvelle mort ravive la colère des policiers du Midi"
Libération, article du 01/02/2001, "Deux ferrailleurs arrêtés"
Le Nouvel Obs, article du 10/03/2001, "Béziers : Un nomade avoue le meurtre"
La Dépêche du Midi, article du 26/01/2001, "L'émotion n'efface pas la colère des policiers"
La Dépêche du Midi, article du 04/04/2003, "Il comparaît pour avoir fauché un policier en 2001" 
Hommage solennel du ministre de l'intérieur du 26/01/2001

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