mercredi 1 janvier 2003

Thierry SIMON

2003 - Le gardien de la paix Thierry Simon est victime d'un accident mortel de la circulation avec un autre équipage de police intervenant sur une rixe à Rennes.

Avec l'aimable autorisation de sa famille.
Mercredi 1er Janvier 2003. L'ensemble des services de police de la circonscription de Rennes (Ille-et-Vilaine) est engagé sur le dispositif de sécurité de la nuit du nouvel an où les troubles à l'ordre public se succèdent. Vers quatre heures du matin, une importante rixe éclate près d'une discothèque située sur le Boulevard de la Tour d'Auvergne.

Plusieurs équipages de police convergent au même endroit au même moment, avertisseurs sonores et lumineux enclenchés. Mais un drame se produit à l'intersection du Boulevard de la Liberté et de la Rue d'Isly : une Peugeot 306 break du service général et un fourgon de la Compagnie républicaine de sécurité N°9 venant de directions différentes ne s'entendent pas approcher et entrent en collision.

Cet accident effroyable est fatal au gardien de la paix Thierry Simon, passager du véhicule CRS. La vitesse et la chaussée rendue glissante par une pluie fine aggrave la puissance du choc. Six autres policiers et trois passants sont également blessés.

Samedi 4 Janvier 2003. Les obsèques officielles du gardien de la paix Thierry Simon ont lieu à Rospez. Originaire des Côtes d'Armor, il avait vingt-sept ans et vivait en union libre avec Isabelle ; le couple prévoyait de se marier au mois de Juin. Entré dans la police en 1997, il obtenait en sortie d'école une affectation à la CRS N°1 à Vélizy. Isabelle explique : "A ce poste, il travaillait en soutien au service de protection des hautes personnalités (SPHP). Cela lui plaisait beaucoup. Il a fait de la protection de personnalités secondaires et protégeait aussi des sites comme La Lanterne à Versailles ou le château de Rambouillet, résidences de la Présidence de la République.

Par la suite, il rejoint à sa demande la CRS N°9 de Rennes. Thierry Simon est promu au grade de Lieutenant de police à titre posthume et cité à l'ordre de la Nation ; il est élevé au grade de chevalier dans l'Ordre national du Mérite et reçoit la médaille d'or pour acte de courage et de dévouement, ainsi que la médaille d'honneur de la police nationale.

Sources :
Entretien avec Isabelle Caradec
JORF n°12 du 15 janvier 2003 page 871, texte n° 33, "Citation à l'ordre de la nation"
Le Télégramme, article du 05/01/2003, "Dernier hommage à Thierry Simon"

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