jeudi 6 mai 2004

Bruno FERRARIS

2004 - Le gardien de la paix motocycliste Bruno Ferraris est victime d'un accident de la route sur l'autoroute A 15. Âgé de 29 ans, il était marié et attendait la venue au monde d'un enfant.
Jeudi 6 mai 2004. Un usager de l'autoroute A15 signale qu'un cycliste circule à contre-sens sur la bande d'arrêt d'urgence. Des motards de la Compagnie Républicaine de Sécurité N°7 basée à Deuil-la-Barre (Val d'Oise) sont envoyés pour le retrouver et le mettre hors de danger.
 

Ces derniers empruntent une bretelle d’accès à l’autoroute afin d’intercepter le cycliste quand l'un des motards est happé par un véhicule circulant sur la voie la plus à droite. 

Le choc est très violent. Malgré les tentatives des services de secours venus sur place rapidement pour le réanimer, le gardien de la paix Bruno Ferraris décède sur place. Âgé de vingt-neuf ans, il était marié et attendait la venue au monde d'un enfant.

De cette tragédie nait malgré tout un heureux évènement.

Tedj Salhi a un acte de naissance peu banal. « Né à Pontoise, autoroute A 15, sortie 9. » C'était le 6 mai, à 17 h 40. Ses parents, Saïd et Louisa Salhi, un jeune couple d'Eragny-sur-Oise, foncent vers l'hôpital. L'accouchement est imminent. Mais leur antique Peugeot 405 se retrouve coincée dans un embouteillage. 

Deux cents mètres devant, un accident grave vient de se produire. « Ma femme s'est mise à crier, je me suis retourné, la tête du bébé était sortie, se souvient Saïd. Je me suis garé sur la bande d'arrêt d'urgence et j'ai fait de grands gestes. Sur le coup, on a eu un peu peur, car le bébé devenait tout bleu. »

Mais les pompiers et les policiers qui intervenaient sur l'accident se sont vite approchés. Ils ont arrêté une ambulance, un pompier a coupé le cordon. L'enfant et sa maman ont été rapidement transportés à l'hôpital de Pontoise, où le service d'état civil a dû passer moult coups de fil pour déterminer la commune de naissance du bébé.

« Le lendemain, on a découvert dans le journal que notre bonheur était lié à un malheur, explique Saïd. L'accident avait fait un mort, un motard des CRS. On voulait envoyer un mot de solidarité, pour dire que cela avait peut-être permis de sauver notre fils. Finalement, on n'a pas osé, on craignait que ce soit déplacé. Mais ça nous a marqués et, quand notre fils sera grand, on lui dira tout ce qui s'est passé. Pour qu'il sache combien la vie est précieuse. »

Sources:
JORF n°113 du 15 mai 2004 page 8695, texte n° 51 , "Citation à l'ordre de la nation"
Le Parisien, article du 30/12/2004, "Tedj, né dans un embouteillage sur l'A15"

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