vendredi 14 octobre 2011

Anne PAVAGEAU

2011 - La brigadière Anne Pavageau est tuée par un aliéné muni d'une arme blanche qui menaçait le personnel de la préfecture du Cher.

Mariée à Sébastien qu'elle a épousé en Juin 2011, Anne avait deux enfants, âgés de 18 mois et de quatre ans.

Son meurtrier a été déclaré irresponsable
pénalement en 2013.
Vendredi 14 Octobre 2011. Un individu se présente à la préfecture du Cher et entend obtenir un permis de port d'arme de 4ème catégorie. Essuyant un refus, il quitte les locaux administratifs dans une colère noire.

Vers 10h30, il revient porteur d'un katana japonais long d'un mètre. Menacé, le personnel alerte la police. Trois policiers du Groupe de sécurité de proximité du commissariat de Bourges (Cher) arrivent sur place alors que l'individu est isolé dans un couloir exigu d'une salle d'attente de la préfecture, pensant que sa situation va se régulariser.

Surpris par l'arrivée des policiers qui viennent à sa hauteur, l'individu se montre aussitôt hostile. Il s'empare de son arme et tente de donner des coups blessant à la main un gardien de la paix. Dans la bousculade, la brigadière Anne Pavageau est déséquilibrée et tombe au sol. Sans hésitation, le forcené lui assène deux violents coups de sabre qui lui sont fatals.

Un adjoint de sécurité applique un tir avec son arme de service et neutralise l'agresseur au genou. Ce dernier se nomme Olivier Roson, trente-trois ans ; professeur de sciences et vie de la terre au Lycée Jacques Coeur à Bourges. Décrit par ses élèves comme quelqu'un de mystique, très porté par la religion et aux théories débordantes d'imagination, il inquiétait par ses méthodes douteuses.

Anne Pavageau, née Ribière-Gauville, avait trente ans. Affectée à la circonscription de sécurité publique de Bourges depuis mai 2006, membre de la brigade de nuit dans un premier temps, elle a occupé un poste au bureau des plaintes à partir du 1er décembre 2008. Elle avait intégré à sa demande le groupe de sécurité et de proximité.

Elle était scolarisée au lycée Jacques-Coeur. D'abord étudiante au centre universitaire d'étude juridique de Bourges, elle intégrait l'université de Limoges (Haute-Vienne) en 2002. Elle s'est finalement formée au métier de policier à l'école nationale de police de Draveil (Essonne) de 2005 à 2006.

Mariée également à un policier qu'elle a épousé en Juin 2011, Anne avait deux enfants, âgés de 18 mois et de quatre ans.

Janvier 2012. Alors écroué à la maison d'arrêt de Fresnes en attendant son jugement, un collège d'experts psychiatres conclue finalement à l'abolition du discernement d'Olivier Roson au moment des faits : il est diagnostiqué schizophrène. 

27 Août 2013. La cour d'appel de Bourges ordonne l’admission d’Olivier Roson, dont la détention provisoire est désormais révolue, en soins psychiatriques sous forme d’une hospitalisation complète dans une unité pour malades difficiles.

L’ancien professeur du lycée Jacques-Cœur a également interdiction, pendant quinze ans, d’entrer en contact avec les parties civiles, d’exercer une profession en relation avec des mineurs, de paraître dans le Cher, d’entrer dans tout commerce vendant des armes et de porter des armes.

Juin 2015. Olivier Roson bénéficie d'un régime de liberté et quitte l'unité pour malades difficiles.

Sources :
Paris-Match du 20/10/2011, "Bourges: la grande émotion aux obsèques de la policière"

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