Amaury MARCEL

2012 - Le gardien de la paix Amaury Marcel meurt dans une collision provoquée par un conducteur sous l'emprise de l'alcool et de produits stupéfiants.

Amaury Marcel a été gendarme adjoint au sein du Peloton de Surveillance et d'Intervention de la Gendarmerie de Cannes et était médaillé de la Défense nationale, avant d'exercer à la Police Aux Frontières d'Orly (Val de Marne).

Il venait d'être affecté le 1er septembre 2012 à la circonscription de sécurité publique de Cannes. Décrit comme quelqu'un de jovial, il laisse une famille aimante et unie.

Page réalisée avec l'aimable autorisation de la famille Marcel.
Samedi 22 Septembre 2012. Un véhicule de location Mercedes cabriolet monté par quatre personnes dépasse à une vitesse très excessive un équipage de police sur une grande artère de la commune de Cannes (Alpes-Maritimes). Il est 3h du matin.

Les policiers la signalent immédiatement à l'opérateur radio alors que le bolide refuse de se soumettre au contrôle et prend tous les risques pour prendre la fuite (feux rouges, sens interdits,...). Les policiers sont vite distancés.

A 3h12, à bord de leur Renault Scenic, deux gardiens de la paix qui ont reçu le signalement du cabriolet sillonnent la voie rapide en direction d'Antibes. Alors que le véhicule de police franchit le boulevard de la République au feu vert, l'équipage est percuté par le cabriolet sur leur flanc droit avec une violence inouïe. Le véhicule d'intervention est projeté sur plusieurs dizaines de mètres, l'équivalent de cinq voies de circulation.

Assis en position de chef de bord, le gardien de la paix Amaury Marcel, vingt-sept ans, meurt sur le coup. Son équipier, Mickaël Fillon, trente-six ans, est très grièvement blessé.

Seul à pouvoir se tenir encore debout, le malfaiteur à l'origine de la collision choisit de fuir les lieux de l'accident en abandonnant les corps inanimés de ses ami(e)s et de ses victimes dans ce qu'il reste des véhicules.

Dans la Mercedes, Anissa Ghezali, dix-neuf ans, est découverte sans vie. Le meurtrier est interpellé quelques instants plus tard par un équipage de la brigade anti-criminalité. Il s'agit d'Adel Briki, vingt-sept ans. Le scélérat venait de se voir restituer un permis de conduire probatoire, perdu suite de nombreuses infractions au code de la route, dont de nombreux délits. Les analyses toxicologiques révèlent un taux de 1,32g d'alcool par litre de sang et la présence de produits stupéfiants dans son organisme. Le véhicule Mercedes était loué à l'occasion d'un mariage. Briki est mis en examen pour « homicide , blessures involontaires et mise en danger de la vie d'autrui ».

10 Décembre 2013. Le tribunal de grande instance de Grasse rend un verdict après six heures de procès : Adel Briki est condamné à douze ans d'emprisonnement, et une interdiction d'obtenir un permis de conduire pendant une durée de dix ans. La peine maximale de vingt ans était requise par le Procureur Philippe Toccanier, qui déclarait à son sujet : « Il est l’incarnation du mépris, un multirécidiviste, seize condamnations dont huit pour délits routiers, cinq pour violence sur personnes dépositaires et  refus d’obtempérer ».

Sources et références :
Entretien avec la famille Marcel
Le Dauphiné Libéré du 10/12/2013, "12 ans de prison pour le chauffard qui avait tué un policier [...]"

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