Marcel CAUVAS

En décembre 1956, malgré l'arrestation de cinq de ses chefs historiques, le Front de Libération National algérien développe sa lutte dans les villes en commettant des attentats et des embuscades. A Oran (Algérie), il étend son emprise dans les quartiers musulmans de Ville-Nouvelle, Lamur, Médioni, Victor-Hugo et la cité du Petit-Lac. 
 
Les C.R.S. N°166 de Marseille et N°61 de Reims, ont pour instructions de pénétrer dans ces quartiers où la police locale n'allait plus et dans lesquels le FLN applique des méthodes de terreur, contraignant les populations à la complicité ou à la mort.
 
Opérant des quadrillages incessants, des interpellations méthodiques et des fouilles minutieuses, les compagnies enregistrent des succès et les attentats cessent pratiquement.

Le 9 janvier 1957, vers 7h15 du matin, c'est dans ce contexte qu'une section de la CRS N°166 procède au contrôle de deux individus suspects dans le quartier de Lamur.
 
L'un d'eux saisit une arme de poing qu'il dissimulait et tire à bout touchant sur le brigadier-chef Marcel Cauvas, trente-neuf ans. Très grièvement blessé à l'abdomen, il est transporté à l'hôpital civil d'Oran, où malgré une intervention chirurgicale, il décédait dans la matinée du 11 janvier.

Depuis le déploiement des premières compagnies ordonné par le Ministre de l'Intérieur le 23 avril 1952, le brigadier-chef Cauvas est le cinquième C.R.S tué en Algérie.
Marcel CAUVAS
Brigadier-chef de police


Né le 27 septembre 1918. Si vous êtes un proche de la victime, merci de nous contacter.

Sources et références :
Les CRS en Algérie de Jean-Louis Courtois et Michel Lejeune, Marines éd., 2010

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Les commentaires irrespectueux ne seront pas acceptés. Pour une demande particulière, merci d'utiliser le formulaire de contact.