Tables décennales nominatives / statistiques

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Depuis 1970, la lecture des 191 décès résultant d'un acte volontaire de nature criminelle, recensés sur ce site, fait apparaitre les éléments suivants :

Évolution : Si le métier de policier reste évidement dangereux, depuis plus de trente ans, le nombre d'agents tués par un acte criminel est en forte baisse, et ce de manière flagrante (-57% sur la période 1980-2019). Il faudrait en outre rapporter cette baisse à l'évolution des effectifs de la police.

Plusieurs paramètres peuvent expliquer sommairement ce phénomène :
1) un changement dans les méthodes de financement du milieu du banditisme, plus axé sur l'économie souterraine (trafics de stupéfiants, contrebande).
2) la spécialisation des services de police et leur formation.
3) les choix et méthodes d'engagement des effectifs sur des interventions dont le risque létal est avéré.
4) l'évolution des matériels de protection ou d'exploration ; ou encore la dotation d'armes sublétales et de dispositifs autonomes.

Périodes : Concentrant 38% de ces décès, 1974-1986 est la période la plus marquée, 1982 étant une année noire avec 10 cas relevés ; une décennie assombrie par le terrorisme et le grand banditisme oeuvrant dans les attaques directes d'établissements financiers, et de leurs convois de fonds.

Usage des armes : 68% de ces décès résultent de l'usage d'une arme à feu. Seuls 16% de ces décès par arme à feu survenaient de l'an 2000 à nos jours. 2001 reste cependant une année noire, qui concentre à elle seule 40% de morts par arme à feu sur cette même période ! A noter que l'année suivante, la dotation de gilets pare-balle individuels pour les personnels actifs de la police nationale devenait effective.


Contexte : 38% de ces décès survenaient dans le cadre de la maitrise d'un ou plusieurs individus (contrôles, arrestations), 25% dans le cadre d'une interception de véhicule en mouvement (poursuites, collisions volontaires, barrages).