Tables nominatives

Rappel : Cette liste est non-officielle, non-exhaustive et en travaux. Si vous souhaitez ajouter un policier à cette liste ou apporter des informations manquantes, merci de contacter l'administrateur.
 




La seule lecture des 184 décès résultant d'un acte volontaire de nature criminelle, répertoriés depuis 1970, fait apparaitre les éléments suivants :

Évolution : Si le métier de policier reste très dangereux, depuis plus de trente ans, le nombre d'agents tués par un acte de nature criminelle est en forte baisse, et ce de manière flagrante. Il faut en outre rapporter cette baisse à l'évolution des effectifs de la police. Plusieurs paramètres peuvent expliquer grossièrement ce phénomène : la spécialisation des services et leur formation ; les choix et méthodes d'engagement des effectifs sur des situations risquées ; l'évolution des matériels de protection ou d'exploration ; ou encore la dotation d'armes sublétales et de dispositifs autonomes.

Périodes : Concentrant 38% de ces décès, 1974-1986 est la période la plus marquée, 1982 étant une année noire avec 10 cas relevés ; une décennie assombrie par le terrorisme et le grand banditisme oeuvrant dans les attaques directes d'établissements financiers, et de leurs convois de fonds.

Armes : 68% de ces décès résultent de l'usage d'une arme à feu. Seuls 16% de ces décès par arme à feu survenaient de l'an 2000 à nos jours. 2001 reste cependant une année noire, qui concentre à elle seule 40% de morts par arme à feu sur cette même période ! A noter que l'année suivante, la dotation de gilets pare-balle individuels pour les personnels actifs de la police nationale devenait effective.

Services : 65% des policiers tués appartenaient aux effectifs de la sécurité publique, 26% à la Préfecture de police de Paris.

Contexte : 38% de ces décès survenaient dans le cadre de la maitrise d'un ou plusieurs individus (contrôles, arrestations), 25% dans le cadre d'une interception de véhicule en mouvement (poursuites, collisions volontaires, barrages).