Bernard BARBOUX

1968 - L'officier de paix Bernard Barboux est abattu par un malfaiteur surpris avec un complice pendant un cambriolage dans le 10ème arrdt de Paris. Âgé de 54 ans, il était marié et père de deux enfants.

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Samedi 8 Mars 1968. Il est environ deux heures du matin lorsqu'un résident du 5 Boulevard Denain dans le 10ème arrondissement de Paris perçoit des bruits suspects provenant de l'officine d'un agent de change située au rez-de-chaussée de l'immeuble.

Des policiers de la brigade de direction en tenue cernent rapidement les lieux et progressent prudemment dans la résidence en empruntant la cour intérieure. Éclairant brusquement le local, ils surprennent en flagrant délit deux gredins dans leur besogne, mais des coups de feu claquent aussitôt. L'officier de paix Bernard Barboux, qui se tenait en tête, est atteint de plusieurs projectiles : au visage, à la poitrine et au bras. Une violente fusillade éclate au cours de laquelle les voleurs, Daniel Estermann, vingt-quatre ans, et Jean Tamisier, vingt-cinq ans, furent tous les deux grièvement blessés.

L'officier de paix Bernard Barboux, cinquante-quatre ans, marié et père de deux enfants, succombe vers 4 heures du matin dans la salle d'opération à l'hôpital Lariboisière. MM. Fouchet, ministre de l'intérieur, et Grimaud, préfet de police, se sont rendus en fin de matinée sur place pour saluer le corps de la victime. Cité à l'ordre de la nation, il reçoit également la médaille d'or des actes de courage et de dévouement à titre posthume.

Le vendredi 12 février 1971, la cour d'assises de Paris condamne Estermann à la réclusion criminelle à perpétuité. Tamisier écope de sept ans de réclusion criminelle.

L'avocat général, M. Dubost, avait requis la peine de mort contre l'accusé et la réclusion à perpétuité contre le complice de celui-ci. L'avocat d'Estermann avait demandé à la cour d'accorder les circonstances atténuantes à son client, "un jeune garçon, presque un enfant", qui avait subi l'influence d'une bande de dévoyés. Avant le verdict, l'accusé déclara qu'il n'avait pas voulu donner la mort à l'officier de paix. Propos qui n'ont absolument pas convaincu.

Sources et références :
Le Monde du 15/02/1971, "Réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtrier d'un officier de paix"
Le Monde du 15/03/1968, "Les obsèques de l'officier de paix Barboux se sont déroulées [...]"
Le Monde du 11/03/1968, "Deux malfaiteurs blessent mortellement un officier de paix"
Bulletin officiel municipal de la ville de Paris, conseil de Paris, séance du 11/03/1968